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IDENTITÉ

NOM OFFICIEL : JAPON
NATURE DU RÉGIME : DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE
CHEF DE L’ÉTAT : S.M. L’EMPEREUR AKIHITO (TENNO HEIKA EN JAPONAIS,  » SA MAJESTÉ L’EMPEREUR « ) DEPUIS 1989
CHEF DU GOUVERNEMENT : M. SHINZO ABE, PREMIER MINISTRE (DEPUIS LE 26 DÉCEMBRE 2012)
DONNÉES GÉOGRAPHIQUES

Superficie : 377.915 km²
Capitale : Tokyo
Villes principales :
Sapporo, Yokohama, Nagoya, Osaka, Kobe, Kyoto, Fukuoka
Langue officielle : Japonais
Monnaie : Yen
Population : 126,9 millions (2016)

DONNÉES ÉCONOMIQUES (2016)

PIB : 4.936,7 Mds dollars
PIB par habitant : 38.902,3 dollars
Taux de croissance : 1,3 %
Taux de chômage (au sens du BIT) : 3,1 %
Principaux clients : Etats-Unis (20,2%) ; Chine (17,6%) ; Corée du Sud (7,2%)
Principaux fournisseurs : Chine (25,8%) ; Etats-Unis (11,1 %) ; Australie (5%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 1 %
– industrie : 27 %
– services : 72 % (2014)

Exportations de la France vers le Japon : 6.260 M€
Importations françaises depuis le Japon : 9.400 M€

AVANTAGES

Leader mondial dans l’innovation : le Japon dépose plus de 30% des brevets dans le monde (la grande ville de Tokyo – 30 millions d’habitants – dépose à elle seule plus de brevets que la France) et investit chaque année près de 4% de son PIB dans la R&D.

Leader mondial dans le domaine des semi-conducteurs et possède 70% des réserves mondiales de silicium.

Numéro un mondial de la robotique : le Japon est historiquement le pays le plus en avance dans le secteur de la robotique, notamment sur l’aspect hardware. Cependant son parc de robots industriels diminue et a été rattrapé par de nombreuses entreprises étrangères sur les applications software. Les technologies japonaises restent un modèle pour les ingénieurs et développeurs en robotique du monde entier, mais leur développement reste largement endogène. Les intervenants, japonais comme étrangers, s’accordent sur la nécessité pour l’industrie robotique japonaise de développer davantage de collaborations internationales et favoriser les liens entre recherche, entrepreneurs et industrie.

Parmi les leaders du jeu vidéo : le secteur souffre néanmoins du même essoufflement que la robotique : bien que perçu comme le pays phares des jeux vidéo, le Japon et son industrie centrée sur les consoles et les core gamers souffrent de la montée en puissance des jeux sur smartphones destinés aux casual gamers  et produits aux Etats-Unis.

FAIBLESS

Manque d’ingénieurs : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Japon manque d’ingénieurs notamment dans le domaine, très critique pour l’industrie japonaise, de l’intelligence artificielle. Il existe d’ailleurs une importante communauté française d’ingénieurs IT au Japon.

Vieillissement de la population et pénurie de main d’œuvre et d’expertise dans certains secteurs, dans un contexte de natalité basse et d’immigration restreinte.

Retard sur le transfert de technologies et le passage du chercheur ou de l’étudiant doctorant à la création d’entreprises.

Culture averse au risque : la peur de l’échec pèse sur le développement de l’esprit d’entreprise dans la société japonaise.

acteurs-rencontres
GOUVERNEMENT ET AGENCES PUBLIQUES

METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) ; MIC (Ministry of Internal Affairs and Communications)

ACCÉLÉRATEURS, INCUBATEURS ET START-UP

DMM.make Akiba

INSTITUTIONS ET DIASPORA FRANÇAISE

French Tech Tokyo : Lm3labs, Hyperdevbox, Alldonet, Orange Labs Tokyo ; Chambre de commerce et d’industrie française au Japon

UNIVERSITÉ ET LABORATOIRE DE RECHERCHE

Todai TLO (Technology Licensing Organization) – Université de Tokyo

INDUSTRIELS LOCAUX

SoftBank Asratec

PATRONAT ET ASSOCIATION DU NUMÉRIQUE LOCAUX

Keidanren ; Innovation Network Corporation of Japan

opportunites

• Le Cloud Computing : La faible utilisation du cloud par les entreprises japonaises offre des opportunités de marché. Seules 30% des PME japonaises utilisent des services liés au cloud, contre plus de 60% aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne. De nombreuses entreprises japonaises se tourneront donc vers le cloud, d’autant plus que celui-ci est essentiel au développement de l’internet des objets (IoT) et donc à la robotique, ainsi qu’au développement des « smart cities », projets majeurs du gouvernement japonais en vue des Jeux Olympiques 2020.

• En lien avec le développement du cloud, les experts estiment que les industriels japonais devront investir davantage dans les technologies de cyber-sécurité dont l’importance a longtemps été négligée dans l’industrie japonaise, exposant les entreprises à des risques élevés de cyber-attaques.

• Un besoin d’expertise dans les domaines où l’expertise nationale ne suffit pas et dans lesquels la France possède des atouts : innovation technologique, financement et gestion des infrastructures.

• Les solutions digitales liées à la smart economy notamment dans le domaine des services car il y a un manque de ressources humaines pour les services à domicile (silver economy, garde d’enfants, ménage, santé…).

• Le e-commerce et les solutions de logistique innovantes pour les livraisons constituent également un gisement d’opportunités au Japon :

  • Le marché du e-commerce devrait représenter près de 230 Mds d’euros en 2022 (d’après JapanConsuming.com, à partir de sources METI et Nomura Research Institute)
  • Les acteurs japonais de l’e-commerce investissent massivement dans les infrastructures logistiques: l’entreprise de logistique singapourienne Global Logistic Properties (GLP) va ouvrir un centre logistique – opérationnel en 2022 – de 320 000 m², ce qui en fera le plus grand centre logistique sur le territoire japonais.
    Chronopost et son équivalent au Japon, Yamato Holdings, ont signé en 2017 un partenariat afin d’améliorer les transferts entre la France et le Japon.

• Lancer des programmes de R&D avec les doctorants dans les universités et/ou par des transferts de technologie avec ces mêmes universités.

• Enormes potentialités dans le développement de l’IoT industriel, du big data et de la robotique : les japonais sont très en avance dans ces domaines, aussi bien au niveau technologique, qu’industriel, normatif ou encore de la standardisation, et sont toujours à la recherche de nouvelles solutions (par exemple Toshiba, en difficulté, qui se repositionne clairement sur l’IoT industriel)

• Le Gaming reste un secteur très porteur et très populaire au Japon et le fait, pour un acteur étranger, d’être présent sur le marché japonais constitue une excellente référence au niveau international.

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L’organisation des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 représente, tant pour le gouvernement que pour les grandes entreprises japonaises, le principal horizon pour le développement et la diffusion des technologies qui constitueront l’avenir industriel du Japon. Robotique, Internet des objets, Big Data, nouvelles technologies de visualisation, 5G, constitueront ainsi la « vitrine technologique » du Japon pour les JO. Dans cet objectif, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle stratégie de croissance visant à faire entrer le Japon dans l’ère de l’« industrie 4.0 », en se fixant des cibles ambitieuses telles que la mise en place de 50 « usines intelligentes » en 2020. Différents outils sont par ailleurs mis en place pour stimuler l’investissement et faciliter le développement des nouvelles technologies dans l’industrie.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie de croissance, le Japon identifie l’Internet des objets (IoT) comme un levier majeur de renforcement de la productivité industrielle du pays. Mais si les entreprises japonaises sont toujours à la pointe sur le plan des équipements et matériels hardware, elles peinent à se démarquer par rapport à leurs concurrents étrangers dans le développement de nouvelles applications.

Le gouvernement japonais n’hésite donc pas à endosser un rôle d’évangélisateur afin de s’assurer que l’IoT se déploie dans l’ensemble des secteurs.

Deux initiatives publiques-privées ont été créées en 2015 afin de soutenir le déploiement de l’IoT à travers les industries :

• La Robot Revolution Initiative, fondée en février 2015, réunit des représentants de la recherche et de l’industrie dans plusieurs secteurs (automobile, agriculture, santé et soins à la personne, infrastructures) qui ont défini une nouvelle stratégie robotique pour le Japon visant à répondre à ses défis économiques et sociétaux. Cette initiative organise sa réflexion autour de groupes de travail, dont l’un porte sur « la révolution de l’industrie manufacturière par l’IoT ».

• Le forum public-privé IoT Acceleration Consortium a été créé en octobre 2015 pour développer notamment la normalisation et de nouvelles applications IoT. Né sous l’impulsion du METI et du MIC, il regroupe plus de 3000 membres gouvernementaux, issus du secteur privé et de la recherche, japonais mais aussi américains, allemands, français, etc.

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