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IDENTITÉ

NOM OFFICIEL : RÉPUBLIQUE DU KENYA
NATURE DE RÉGIME : RÉPUBLIQUE
CHEF DE L’ÉTAT : M. UHURU KENYATTA
DONNÉES GÉOGRAPHIQUES

Superficie : 580 367 km² 
Population : 44,9 millions (2015)
Capitale : Nairobi
Monnaie : Shilling kenyan ; 1€ = 130 KES (juin 2017)

DONNÉES ÉCONOMIQUES (2016)

PIB : 68,9 Mds $ (2016)
PIB par habitant : 1516,3 $/habitant (2016) 
Taux de croissance : 6% (2016)
Taux d’inflation : 6, 7% (2016)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
• Agriculture : 30%
• Industrie : 19%
• Services : 50%

AVANTAGES

• Le taux de pénétration du mobile qui est de 79% contre 51% au niveau mondial. Or, c’est ce dernier qui est le premier outil d’accès à Internet, et donc à l’information et à de nouveaux services (financiers, sanitaires…), qui transforment la vie des populations.

• Le paiement mobile Internet et l’accès aux comptes bancaires en ligne. Les Africains utilisent cela depuis longtemps et le succès de M-Pesa et des dizaines de services et d’applications déclinées de la solution de paiement en direction de différentes catégories socio-professionnelles le montre bien.

• Le coût de la vie, le cadre fiscal et social : s’installer, investir, et lancer une activité au Kenya est largement facilité par le coût de la vie et le cadre social et fiscal en vigueur dans le pays, très favorable aux entreprises innovantes.

• Le nombre d’informaticiens disponibles : avec plusieurs dizaines de milliers de diplômés par an dans l’informatique il n’est pas compliqué de recruter des codeurs et des développeurs au Kenya et ce à un coût extrêmement compétitif au regard des salaires en Europe.

FAIBLESS

• L’exclusion économique et sociale : Le gros défi du Kenya comme du continent reste l’inclusion. L’Afrique compte plus d’1,1 milliard d’habitants dont 40% en zones urbaines. Si dans les zones urbaines des progrès significatifs ont été faits, le continent est immense, et dans beaucoup de régions il n’existe pas de services de télécommunication, notamment en haut débit.

• Les infrastructures : aujourd’hui, le taux de pénétration de l’Internet haut débit est de 26% en Afrique, contre 42% dans le reste du monde. Dans ce contexte, beaucoup d’innovations s’appuient donc sur des solutions mobiles en bas débit, avec des applications qui fonctionnent sur le réseau 2G.

• Le niveau des talents : il est aujourd’hui très difficile de trouver des ingénieurs et des développeurs qui pensent « out of the box » au Kenya. Ce sont surtout des profils d’exécution plus que de conception. L’esprit d’initiative et la prise de risque ne font pas partie de leur culture pédagogique à l’heure actuelle.

• Le manque de financement pour les start-up : le marché du capital risque est encore balbutiant au Kenya malgré les nombreuses opportunités d’investissements qui émergent depuis 5 ans. Il est encore très compliqué de parvenir à trouver du capital d’amorçage et très difficile de parvenir à boucler des rounds d’investissements de série A.

• L’insécurité : Il y a un risque d’attentats terroristes sur l’ensemble du territoire. Le groupe terroriste somalien al-Shabaab a mis à exécution ses menaces suite à l’entrée de troupes kényanes en Somalie et, depuis 2012, a perpétré plusieurs attentats sur le sol kényan.

opportunites

• Les applications et plateformes mobilesaidant à résoudre les problèmes de la vie quotidienne des entreprises, des étudiants, des citoyens et des fermiers.

• Les Fintech et toutes les solutions de crédit, de paiement et de transfert d’argent via le numérique

• Les solutions IoT dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la sécurité, de la traçabilité, de la mobilité et des transports, de l’énergie, de l’eau et de l’éducation…à destination des entreprises, des étudiants, des citoyens, des exclus dans les townships et des agriculteurs.

• Les solutions e-commerce via mobile et les solutions logistiques associées.

• Les infrastructures : mettre à leur disposition des infrastructures de télécom efficaces, des plateformes IoT, des outils pour échanger plus facilement et s’affranchir des distances ou encore en connectant les systèmes informatiques pour de meilleures synergies et une expérience client améliorée.

Le Kenya, symbole de l’innovation inversé

L’innovation frugale repose sur l’inventivité de populations à faibles revenus simplifiant ou détournant un produit, un service ou un modèle d’affaires pour l’adapter et répondre à un besoin non satisfait.

L’innovation inversée va au-delà de l’innovation frugale en ce qu’elle suppose une boucle de rétroaction des pays émergents vers les pays développés et qu’elle part d’une feuille blanche et non d’un dispositif existant. Cette innovation est caractérisée par un produit conçu à partir des besoins des utilisateurs finaux. Exactement ce qui s’est produit avec le lancement de M-Pesa.

Les produits issus de l’innovation inversée sont des produits à très forte valeur ajoutée s’adressant d’emblée à un marché de masse, sans passer par l’étape early adopters. La rentabilité est atteinte d’office via un effet de masse sur un produit à très faible marge et le marché adressé dans la plupart des cas est celui du Bottom of the Pyramid (BoP : 4 milliards d’individus vivant avec moins de 2.5 dollars par jour).

Les trois facteurs clé de succès d’une innovation inversée ou sociale et solidaire :

  1. L’innovation inversée existe en fonction des besoins des marchés émergents;
  2. Elle implique la valorisation de l’expertise et des savoir-faire des personnels implantés localement, l’émergence de nouvelles compétences créatives au sein de ces individus, et la création d’u véritable écosystème local participatif qui favorisera le développement de produits issus de l’innovation inversée et d’un business model fondu dans le tissu local.
  3. Elle suppose une réelle autonomie laissée aux équipes locales et de les laisser libres de partir d’une feuille blanche pour créer de nouvelles solutions et définir un dispositif de gouvernance adapté à leur situation.

Le développement du digital dans beaucoup de continents et pays émergents suit cette logique en prenant en compte les spécificités culturelles, sociales et économiques locales : faible bancarisation ; peu ou pas de carte de crédit ; peu de salaires mensuels ; peu d’adresses postales, etc

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