Night lights of Amman - capital of Jordan

IDENTITÉ

NOM OFFICIEL : RÉPUBLIQUE ARGENTINE
CHEF DE L’ÉTAT : PRÉSIDENT DE LA NATION ARGENTINE, M. MAURICIO MACRI (depuis le 10 décembre 2015)
DONNÉES GÉOGRAPHIQUES

Superficie : 2,78 millions km²
Capitale : Buenos Aires
Villes principales : Cordoba, Rosario, Mendoza

Langue officielle : espagnol
Monnaie : Peso argentin
Population : 43,4 millions d’habitants

DONNÉES ÉCONOMIQUES (2016)

PIB (2015) : 583 Mds USD (3ème d’Amérique latine)
PIB/hab. (2015) : 13 432 USD
Taux de croissance PIB (2016) : -2.3 %
Taux de chômage (2016) : 9,3 %
Exportations françaises vers l’Argentine (2016) : 1,19 Mds€ 
Importations françaises d’Argentine (2016) : 447 M€

AVANTAGES

• Le capital humain : avec environ 000 diplômés par an dans le domaine informatique, l’Argentine est le pays d’Amérique latine avec le meilleur niveau de capital humain dans le numérique. Le système scolaire et universitaire argentin, qui est très proche du modèle français, est réputé pour ses ingénieurs, qui constituent une main d’œuvre bon marché au regard de leur niveau de formation. Ces ingénieurs font par ailleurs preuve d’une capacité d’adaptation et de créativité.

• L’état d’esprit du peuple argentin : les difficultés rencontrées par les Argentins depuis plusieurs décennies les ont amenés à se forger un état d’esprit d’initiative, d’inventivité et de résilience très impressionnant.

• Le secteur du Business Process Outsourcing IT : l’Argentine est le leader en Amérique Latine de la sous-traitance logicielle et des services informatiques avec plus de 100 000 salariés en activité, sachant que chaque année le secteur manque de 5 000 talents supplémentaires.

• La base industrielle et les compétences en mécatronique : les fortes bases et compétences des Argentins en matière industrielle, notamment dans la mécanique et l’électronique, et les projets initiés dans la mécatronique avec ses partenaires du Mercosur constituent une vraie force pour l’Argentine en particulier pour se positionner sur l’IoT et le Big Data.

FAIBLESS

• La situation macroéconomique : l’inflation en 2016 aura été de 40%, un plus haut depuis 14 ans, et la croissance est en berne, et ce alors que le déficit public s’élève à 7,0% du PIB.

• Le secteur bancaire : frais sur les transactions et les opérations et taux d’intérêts pratiqués trop élevés ; beaucoup de paperasses et de contrôles pour éviter le blanchiment et la corruption ; extrêmement compliqué de retirer du liquide; transferts d’argent quasi impossibles ; services en ligne inexistants ; endettement des argentins abyssal et niveau de fraude effrayant.

• Les infrastructures : seuls 30% des Argentins ont accès à l’Internet haut débit fixe et 80% à l’Internet haut débit mobile. Dans beaucoup de petites municipalités il n’y a pas du tout de connexion.

• Le secteur B2C : il est très compliqué de lancer des projets E-commerce et B2C car ces derniers demandent beaucoup de capitaux pour se créer et se développer et qu’il n’y a pour l’instant que très peu de solutions de financement disponibles en Argentine.

• L’aversion au risque : faire banqueroute en Argentine peut poser beaucoup de problèmes pour des raisons à la fois juridiques et culturelles, ce qui entretien une certaine aversion au risque dans la société, que ce soit au niveau des banques, de l’administration ou des individus.

• Le droit du travail : le droit du travail reste relativement rigide en raison de syndicats qui sont restés très influents ; une situation qui pose souvent des problèmes aux entreprises en cas de licenciement.

• La fiscalité : une fiscalité sur les entreprises assez élevée, qui approche les 40%.

• L’administration : Un vrai problème à la fois de normes contradictoires, d’incompétences et de corruption dans l’administration argentine qui rend la vie quotidienne et les démarches administratives des entreprises à la fois lentes, fastidieuses, coûteuses et surtout très imprévisibles !

opportunites

• Approche « Latam » : pour conforter ses chances de réussir à trouver de l’argent pour lancer sa start-up en Argentine il est fortement conseiller d’adopter dès le départ un positionnement couvrant plusieurs pays de la région.

• Agritech : avec 300 000 agriculteurs en Argentine et 3 millions dans toute l’Amérique latine le secteur le plus porteur actuellement est sans aucun doute celui des Agritech.

• FinTech : de la même façon, l’état délabré du système bancaire argentin, comme celui de beaucoup de pays d’Amérique Latine d’ailleurs font des Fintech un secteur également très porteur et prometteur.

• IoT et Big data : développer les collaborations entre les fournisseurs de technologies IoT français et argentins (capteurs, semi-conducteurs, intégration électronique, connectivité, plateformes, cloud, Big Data…) pour faire du transfert de technologies et répondre aux besoins importants dans l’agriculture, les infrastructures de transport, l’énergie, etc. qui constituent de très belles opportunités de développement dans le domaine de l’IoT et du Big Data.

• BPO IT : sous-traitance en Argentine de sa production de logiciels et de ses services informatiques (développement, help desk, call centers, services clients …).

• R&D et projets collaboratifs : mettre en place des partenariats avec des universités pour favoriser le transfert de technologies et déployer des programmes communs de R&D ou des projets collaboratifs visant à répondre aux appels d’offres ou aux appels à projet des grandes institutions et des grands bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale, AFD, UNESCO, ONU …)

acteurs-rencontres
ACCÉLÉRATEURS ET INCUBATEURS

Wayra ; Ntxp.Labs ; El Reactor

Pouvoirs publics

Mr Raul Martinez, secrétaire au Pays numérique ; Mr Mariano Mayer, secrétaire aux Entrepreneurs et PME ; Mr José Hirschson, sous-secrétaire à la Technologie et à la Cybersécurité ; Mr Santiago Sena, directeur général de Emprendedores de Buenos Aires ; Mr Andres Larre, sous-secrétaire à l’innovation et à la ville intelligence ; MINCyT

Fonds d’investissement, VCs et business angels

EmpreAr Business Angels ; CEDEX ; Sismagro ; Sergio Postigo

Institutions et diaspora françaises

Service économique régional ; CCEF ; Business France

Universités, laboratoires de recherche, R&D

Fondation Sadosky

Industriels locaux

Cámara de Empresas de Software y Servicios informáticos (CESSI) ; Argentine Industrial Association ; Atos ; Sofrecom ; Soyculto ; Sigfox

Le gouvernement argentin a défini une politique ambitieuse pour soutenir l’entreprenariat.

L’histoire de l’écosystème start-up en Argentine commence dans les années 1990 lorsque, après avoir été confronté à des années de forte inflation, le gouvernement a lancé de nouvelles initiatives pour rouvrir le pays. Cette période a coïncidé avec la bulle Internet des années 1990 et Buenos Aires est devenue une rampe de lancement pour certains des entrepreneurs les plus prospères de l’histoire du pays. Pendant cette période, on estime que 70% du capital-risque disponible en Amérique latine était concentré à Buenos Aires.

C’est également à cette époque que les premières grandes sociétés Internet du pays ont été créées.  Un groupe d’entrepreneurs argentins a fondé MercadoLibre, l’équivalent d’eBay en Amérique latine, ainsi qu’OfficeNet, acquis par Staples en 2004.

Malheureusement, à la fin des années 1990 le pays a connu une crise économique sévère, a subi une forte dévaluation de sa monnaie et a failli à ses dettes publiques en 2001. Depuis lors, les entrepreneurs ont dû faire face à un contexte économique difficile.

L’Argentine connait un nouvel élan depuis l’élection fin 2015 de Mauricio Macri, ancien maire de la ville de Buenos Aires.

La Ley de Emprendedores, votée récemment, facilite les démarches et le délai nécessaire à la création d’une entreprise à 24h en introduisant un nouveau statut, la Sociedad por Acciones Simplifacadas (SAS). Le Sous-secrétaire aux Entrepreneurs, a présenté cette loi, qui essaye également de répondre aux problèmes liés au financement des start-up. Elle introduit ainsi des incitations fiscales sur les investissements dans des start-up argentines, à hauteur de 35 à 85% selon les provinces et crée 10 fonds de venture capital aux capitaux mixtes, destinés au financement de projets scientifiques et technologiques. Par ailleurs, le gouvernement souhaite établir des partenariats avec des accélérateurs afin de soutenir leurs investissements dans les projets technologiques : pour chaque peso investit par les accélérateurs partenaires, l’Etat abondera d’un peso.

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