header-colombie

IDENTITÉ

NATURE DU RÉGIME : RÉGIME PRÉSIDENTIEL (constitution de 1991)
CHEF DE L’ÉTAT : JUAN MANUEL SANTOS (juin 2010, réélu en juin 2014)
DONNÉES GÉOGRAPHIQUES

Superficie : 1,1 M km² (Banque mondiale)

Capitale : Bogotá (près de 8 M d’hab.), à 2 640 mètres d’altitude

Villes principales (estimations 2015) : Medellin (2,46 M), Cali (2,37 M), Barranquilla (1,2 M), Carthagène (1 M)

Langue officielle : espagnol
Autres langues : environ 85 langues autochtones (guahibo, guambiano, arhuaco, inga, tucano, etc.)

Monnaie : peso colombien (1€ = 3445 pesos, 1$USD = 3075 pesos au 22/03/2016)

DONNÉES ÉCONOMIQUES (2016)

PIB : 282 Mds USD (FMI)
PIB par habitant : 5792 USD (FMI)
Taux de croissance : + 2%
Taux de chômage : 9,2 % (FMI)
Population : 48,6 M, urbaine à 76,1%

AVANTAGES

• La qualité, la créativité et le talent des ingénieurs Colombiens ;

• Le pays dispose de très bonnes infrastructures fixes et mobiles, et donc d’une très bonne connectivité : toutes les communes sont ainsi connectées en fibre active et plusieurs milliers de kiosques numériques sont déployés dans tout le pays notamment dans les zones rurales et montagneuses. Aujourd’hui 50% de la population est couverte par le très haut débit (THD).

• Les Colombiens sont de grands utilisateurs d’outils numériques, notamment via les réseaux sociaux (50% de la population est ainsi connectée à Facebook), et plus particulièrement via leur mobile (pénétration de 100%). Les Colombiens ont également intégré plusieurs aspects de la dématérialisation dans leur vie au quotidien comme la facture électronique ou la e-administration par exemple.

Créer une entreprise est très simple ;

• Enfin le salaire minimum n’est que de 243 euros par mois.

FAIBLESS

Taux de débancarisation qui atteint 80% de la population ;

• Un système bancaire totalement sclérosé et compliqué notamment à cause de la lutte contre le blanchiment d’argent, la corruption et le trafic de stupéfiant.

• Compte tenu de la culture du « cash » qui s’est imposée dans ce contexte bancaire compliqué, les Colombiens ne font pas vraiment confiance aux moyens de paiement alternatifs. Paypal n’est d’ailleurs resté que deux ans en Colombie et n’a pas réussi à percer ;

• Les infrastructures de transport qui sont vétustes ;

• Le coût de la vie à Bogota qui est très élevé, notamment le prix de l’immobilier ;

• Le manque d’infrastructures, de ressources, de talents et de compétences en matière de hardware, d’électronique et d’IoT ;

• Des charges sociales très élevées par rapport à d’autres pays comparables, à peu près au niveau de la France ;

• Si l’imposition sur les bénéfices est de 34%, soit plus élevé que la moyenne européenne, il y a beaucoup de contrôles fiscaux et de redressement afin de juguler le blanchiment d’argent et la corruption.

opportunites

Cybersécurité et sécurité en général, tant auprès des acteurs publics que privés ;

Énormément d’opportunités dans le Big Data pour les grandes entreprises travaillant dans l’énergie, l’agriculture, l’élevage, l’alimentaire, la sécurité, la distribution et les infrastructures.

• Beaucoup d’opportunités également dans les Ed Tech ; Fintech ; AdTech ; la mobilité et l’IoT.

Dans l’avenir le e-commerce est promis aussi à un beau développement une fois la question du paiement réglé (aujourd’hui il existe trois problèmes : la confiance, la débancarisation et le taux de commission très élevé).

• Il y a un grand nombre d’applications et de plateformes de services ou d’intermédiation à développer pour répondre aux besoins fondamentaux des Colombiens et ce dans tous les domaines : alimentation, éducation, mobilité, sécurité, services à la personne…

• Dans le domaine du Business Process Outsourcing (externalisation des processus d’affaires), la Colombie est un pays intéressant pour installer des fonctions support ou des call centers notamment en raison d’un accent espagnol neutre, de la qualité des infrastructures télécoms et des nombreuses zones franches donnant des avantages fiscaux en particulier.
Les agences de communication web et digitales sont encore très peu nombreuses en Colombie. Il y a là une vraie opportunité avec toutefois une réserve : compte tenu de l’immaturité du marché et des acteurs, les entreprises ont parfois du mal à mettre le bon prix. Il faut donc être en mesure de proposer une organisation et des solutions très compétitives.
• Enfin la Colombie peut représenter un hub pertinent pour adresser les marchés de la zone Andine (Equateur, Panama, Guatemala…) et de la zone pacifique (Chili, Pérou et Bolivie).

acteurs-rencontres
ACCÉLÉRATEURS ET INCUBATEURS

Wayra Colombia

Pouvoirs publics

Ministère des technologies de l’information et des communications (MINTIC), Ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme (MINCIT), Chambres de commerce de Bogota et Medellin, Ruta N, ANDI (patronat colombien)

Fonds d’investissement, VCs et business angels

Mountain Nazca Colombia

Institutions et diaspora françaises

French Tech

Universités, laboratoires de recherche, R&D

Université industrielle de Santander, Université Los Andes de Bogota

Industriels locaux

Atos, Airbus, Sigfox – représentant Phaxsi

Start-up

Mensajeros Urbanos

La Colombie relève le défi du numérique

Si la structuration de l’écosystème numérique en Colombie s’accélère très fortement depuis 5 ans maintenant, on constate tout de même un retard d’environ 5 à 7 ans sur les pays les plus avancés, tant en termes d’usages, que d’écosystème ou d’infrastructures. Les Colombiens consomment cependant beaucoup de numérique, notamment via les réseaux sociaux (50% de la population est ainsi connectée à Facebook), et plus particulièrement via leur mobile (pénétration de 100%). Ils ont également intégré plusieurs aspects de la dématérialisation dans leur vie quotidienne, tels que la facturation électronique ou la e-administration.

Cette accélération est notamment due à la décision du gouvernement colombien en 2013 d’assurer le financement de l’écosystème numérique, de l’innovation et de la stratégie du pays en matière technologique par les royalties que perçoit le gouvernement sur les hydrocarbures. Ainsi 10% de ces royalties sont injectées dans l’écosystème numérique et l’innovation.

On assiste donc depuis trois ans à une forte digitalisation des grandes entreprises et des administrations nationales et locales, et à l’émergence d’un écosystème public et privé à même de susciter la création et l’accompagnement de start-up. En revanche les commerçants, artisans, TPE et PME n’ont encore pas pris le virage du numérique et restent dans l’ensemble très sous équipés avec peu d’appétences et surtout de confiance pour les produits et services en ligne.

Les opportunités de marché se situent donc à la fois sur le développement de produits, de logiciels, de sites, de plateformes et de services Web basiques ; tels que la réalisation de site Internet et d’e-commerce, d’applications mobiles, de campagnes de publicité et de marketing on-line, de stratégies de référencement… et sur des projets pointus menés autour du Big Data ou de l’IoT.

Bogota Digital pour faire de Bogota un hub numérique :
Il existe 22 000 entreprises TIC représentant 56 000 emplois dans le grand Bogota qui réunit 55 municipalités.
L’industrie doit faire face à deux grands défis :

  1. Le développement des talents
  2. La transformation numérique de l’économie traditionnelle

Bogota a la volonté d’être une ville innovante et déploie pour cela un certain nombre d’actions concrètes qui lui permettent d’avancer simultanément sur plusieurs fronts :

  • Alliances avec les universités pour développer des innovations dans le domaine du Big Data et de l’IoT par le biais notamment de deux laboratoires de tests ouverts à la fois aux écoliers et aux entrepreneurs
  • Depuis 2015, organisation au mois d’octobre d’un événement annuel international autour du Big Data – le World Meeting of Big Data and Innovation – accueillant des participants gouvernementaux et économiques de plus de 20 pays de la zone Amériques.
  • Lancement en 2017 d’une plateforme Open Data de la ville.
    Il existe également un cluster TIC et logiciels à Bogota qui réunit 473 acteurs. L’initiative est portée par la chambre de commerce.

Medellin, une transformation spectaculaire :
Medellin – une ville autrefois dirigée par la criminalité, le trafic de drogues et la guerre civile –  s’est complètement transformée ces vingt dernières années et est même devenue un exemple d’innovation urbaine. Elle a d’ailleurs été élue ville la plus innovante du monde en 2012.
Cette profonde transformation est le fruit d’un engagement exemplaire de la gouvernance sur plusieurs mandats – et ce, quel que soit le bord politique des dirigeants – autour d’une vision commune : donner la priorité, par une planification sociale pionnière, aux populations et aux territoires les plus vulnérables.
Cette vision a porté de nombreux projets de développement urbain dont la finalité était toujours la même : bâtir une ville plus humaine, tournée vers la vie. La ville a ainsi mis en œuvre des solutions de mobilité créatives, avec une variété de services qui sont aujourd’hui uniques au monde.

Priorités pour la ville :

  • Garantir à tous un accès à l’éducation et à la culture
  • Devenir un hub environnemental
  • Mettre l’accent sur la mobilité et les infrastructures
  • Créer une réelle dynamique d’innovation
DD_colombie_web
TÉLÉCHARGEZ
La présentation de l’écosystème numérique colombien
logo
© 2016 MEDEF
Contactez le
DIGITAL DISRUPTION LAB

pfiquemont@medef.fr